Structure du Grand Orient de Belgique

Le Grand Orient de Belgique est une fédération de Loges maçonniques libres et souveraines. L’obédience a le statut juridique d’une association sans but lucratif. Le Grand Orient de Belgique compte à son tableau de membres quelque 10.000 francs-maçons masculins répartis en 115 Loges. Chaque membre d’une Loge du Grand Orient de Belgique est, en cette qualité, le bienvenu dans toute Loge de l’obédience. Les Membres des obédiences masculines et féminines avec lesquelles le Grand Orient de Belgique entretient des liens de reconnaissance mutuelle sont reçus, ès qualités, dans les Loges du Grand Orient de Belgique selon les dispositions prévues aux Statuts et Règlements Généraux de l’obédience.

Le Grand Orient de Belgique se définit comme une institution cosmopolite et progressive qui a pour but la recherche de la vérité et le perfectionnement de l’homme et de l’humanité. Elle prône la liberté et la tolérance ; elle ne pose aucun dogme et ne se réclame d’aucun.

Elle reconnaît la Liberté, l’Egalité et la Fraternité comme des valeurs essentielles de nature à favoriser la vie dans un monde tolérant et requiert de ses membres probité, dévouement et désir d’apprendre. L’Obédience prône les Droits de l’Homme et respecte scrupuleusement les lois et les institutions démocratiquement établies.
L’obédience propose au franc-maçon, à travers les Loges, la tradition maçonnique – rites, rituels et symboles – comme moyen permettant de mieux se connaître soi-même, et, dès lors, de travailler harmonieusement au progrès social tant dans la Loge que dans la chaîne fraternelle et universelle.

L’initiation et le travail maçonnique sont avant tout une expérience personnelle et incommunicable. La discrétion préside aux travaux, aux propos tenus et à la composition des Loges. Elle est une garantie pour un dialogue et une communication libres et sans contraintes. Cette discrétion est fondée sur le droit constitutionnel et démocratique à la liberté d’association et sur le droit à la vie privée.

Il en résulte une véritable amitié où les titres, fonctions ou professions dans le monde extérieur sont sans importance. En effet, pour le franc-maçon, ce ne sont pas la profession que l’on exerce ou la fonction que l’on occupe qui sont importantes, mais la manière dont elles sont exercées.

Le Grand Orient de Belgique entretient des contacts fraternels étroits avec d’autres obédiences adogmatiques en Belgique et à l’étranger. En Belgique comme à l’étranger, le Grand Orient de Belgique soutient moralement et matériellement nombre d’organisations et d’actions, liées ou non à l’obédience, qui défendent les valeurs fondamentales et humanistes de liberté, d’égalité et de fraternité et qui travaillent ainsi à l’édification d’un monde plus tolérant.

 

Les rites du Grand Orient de Belgique

L’étude de la famille étymologique du mot « rite » conduit aux notions d’arrangement, de succession, d’ordre (voir la racine ‘Rtam’ en sanscrit qui renvoie à ‘ordre, correction religieuse’). Le rite est, donc, « l’ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion » (Littré), « l’ensemble des cérémonies du culte en usage dans une communauté religieuse » (Robert) ou encore (Dictionnaire universel francophone) « le détail des prescriptions en vigueur pour le déroulement d’un acte cultuel ou d’une pratique à caractère sacré, symbolique ou magique » ou encore « un usage auquel la force de l’habitude a fait prendre la valeur d’un rite, d’un acte sacré ou symbolique » (ibid.)

C’est donc en ce sens, qu’en maçonnerie un rite est considéré comme un ensemble de règles fixant de manière distincte la forme et le déroulement du travail maçonnique. A noter d’ailleurs que l’usage de ce mot est tardif. Tant que les usages généraux de la Maçonnerie n’ont pas présenté de différences notables, on n’a pas parlé de rite. C’est donc surtout à partir du début du XIXème siècle que ce terme se répand avec une prolifération de rites. Jusqu’en 1830, on écrit concurremment « rit » et « rite ». La seconde forme s’est imposée par la suite.

Comme l’indique Irène Mainguy dans son ouvrage « La symbolique maçonnique du 3ème millénaire » (éditions Dervy) : « les rites rendent possible le travail intérieur de chacun : les symboles mis en action servent de support pour ouvrir l’entendement […] les rites sont, en quelque sorte, des guides, dans cette course aventureuse. Ils indiquent et balisent le chemin à emprunter sans dispenser de le parcourir ».

Au Grand Orient de Belgique, au sein d’un même rite, chaque Loge travaille selon un rituel qu’elle-même définit, lequel s’inscrit dans la trame commune à l’ensemble des Loges de l’obédience.

Au Grand Orient de Belgique, le maçon sait cultiver, quel que soit son rite, son souci de perfectionnement individuel et sa volonté de « se forger une discipline individuelle pour acquérir la maîtrise de soi et veiller, à tout moment, à la sincérité de sa parole et de son action. L’essentiel étant toujours que le refus de toute démagogie et l’exigence de tolérance soient le souci principal de tous. L’atmosphère fraternelle, faite de confiance réciproque entre les Frères, favorisera cette tolérance et cette sincérité » (ex. « Trace d’histoires, Histoire de traces », Loge ‘Les Droits de l’Homme’ à l’Orient de Mons)
Au Grand Orient de Belgique, les Loges travaillent – aux trois degrés d’apprenti, de compagnon et de maître – suivant deux rites :

le rite moderne ou rite des Modern(e)s : rite de fondation du Grand Orient de Belgique, également parfois appelé rite français, inscrit dans la filiation de la Grande Loge de Londres de 1717 dite « Grande Loge des Moderns »; c’est un rite basé sur la quête de la Raison, de l’Homme maillon de la chaîne sociétale…

le rite écossais ancien et accepté : ce rite, plus spiritualiste, invite le maçon à élaborer son « temple intérieur » ; il revendique sa filiation avec la Tradition notamment issue de la Grande Loge anglaise des Ancients ; il est l’un des rites maçonniques les plus pratiqués au monde.