La Franc-Maçonnerie est-elle une secte ?
Bien sûr que non, on dit souvent qu’il est facile d’entrer dans une secte et très difficile voire impossible d’en sortir; la Franc-Maçonnerie, c’est l’inverse.
Il n’y a pas de gourou omnipotent comme dans une secte, ni de hiérarchie où les échelons hiérarchiques s’obtiennent à vie comme dans l’église catholique pour ne citer qu’elle.
En Franc-Maçonnerie, les postes à responsabilité sont pourvus exclusivement via des processus électoraux et obligatoirement à durée limitée de 3 ans. Dans ce contexte, tout frère du Grand Orient de Belgique a la possibilité d’assumer des responsabilités … si il le souhaite et si ses frères l’en jugent capable et digne !

 

La Franc-Maçonnerie a-t-elle des pouvoirs ?

Non, la Franc-Maçonnerie en tant que telle n’a aucun lien avec les différents niveaux de « pouvoirs ».

Seuls les frères peuvent de façon individuelle et en fonction de leurs activités professionnelles ou sociétales influencer leur environnement …. comme le ferait toute autre personne non maçonne d’ailleurs.

La Franc-Maconnerie: repère de gens peu recommandables ?

La Franc-Maçonnerie accorde une importance prépondérante à la qualité de son recrutement. La moralité des candidats est scrupuleusement examinée et un certificat de bonnes vie et mœurs est à tout le moins exigé de la part des candidats.

Cependant, la Franc-Maçonnerie est une société humaine et les choses sont évolutives. En cas de dérive, il existe deux niveaux d’action envers un frère indélicat. Le premier est au niveau de la loge: tout cas de frère inculpé doit faire l’objet de l’examen d’une mise à l’écart éventuelle et tout cas de frère condamné ou s’étant manifestement écarté des exigences de probité doit obligatoirement être examiné en loge spécialement convoquée sous forme judiciaire.

Le deuxième se fait au niveau de l’obédience sous forme de tribunal maçonnique avec les mêmes mécanismes que dans le monde profane à savoir avocats, juges, défense, accusation, …

Pourquoi les femmes ne sont elles pas admises au Grand Orient de Belgique ?

Traditionnellement la franc-maçonnerie était réservée aux hommes, même si dans le passé des loges d’adoption réservées aux femmes ont existé.

Depuis la fin du 19ème siècle existe une franc-maçonnerie mixte et depuis 1981 en Belgique une maçonnerie exclusivement féminine.
Un tiers des francs maçons sont femmes. Cette évolution a suivi l’émancipation de la femme dans la société.

Que le Grand Orient de Belgique n’accepte pas les femmes n’a rien à voir avec un rejet de l’égalité de l’homme et de la femme, un principe retenu dans la déclaration des droits de l’homme.
Le droit de se réunir entre hommes, ou femmes, fait aussi partie de ces droits…

Les loges peuvent librement décider d’accueillir ou non des femmes maçonnes, des sœurs, à leurs réunions.
La décision d’accepter des femmes comme membres du grand Orient appartient à l’assemblée des loges, le parlement de l’obédience, suivant les règles en vigueur.